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SUD-OUEST – Une météo bordelaise pour les parcs et jardins20 mars 2013

La ville dispose de trois stations météorologiques internes pour mettre en branle un dispositif d’alerte en cas de mauvais temps. Visite quai rive gauche.

Quand les promeneurs trouvent porte close au Jardin public, au Parc bordelais ou dans divers squares de la ville en cas de mauvais temps, comme ces jours derniers, ce n’est pas le fait d’une décision hâtive de quelque cadre municipal. C’est le résultat d’une alerte issue d’un système météo sophistiqué, indépendant de Météo France et dévolu spécialement à la gestion des parcs et jardins de Bordeaux.

Cette alerte se déclenche dès que le dispositif enregistre des rafales de 60 km/h. Éric Pesme, directeur adjoint des parcs et jardins de la Ville, est l’un des destinataires par SMS. À lui ensuite de prévenir rapidement les gardes ou les policiers municipaux pour qu’ils verrouillent les parcs clôturés. Objectif : éviter la chute des branches sur le public.

Pour l’arrosage aussi

Principe de précaution ? Sans doute, mais pas seulement. Le dispositif va plus loin que la simple alerte. Certains promeneurs des quais rive gauche ont peut-être remarqué sur le toit du cabanon du tourisme fluvial un appareil nanti d’une girouette. Il s’agit d’un anémomètre mesurant non seulement la vitesse du vent mais aussi la température, l’humidité et l’ensoleillement. Les deux autres éléments de cette station météo locale sont situés au bois de Bordeaux et au parc Monséjour à Caudéran. Celle des quais est la plus ancienne puisqu’elle est opérationnelle depuis l’aménagement du secteur en 2007.

À l’intérieur du cabanon se trouve un enregistreur relié à un PC informatique qui stocke les données. Les deux autres stations, datant de 2010, sont connectées à un site Internet baptisé Demeter. « Certains châteaux viticoles disposent de stations du même genre pour intervenir au plus près des vignes », remarque Éric Pesme.

Grâce à ce système, Daniel Hirigoyen, responsable du secteur des quais rive gauche, peut ajuster l’arrosage des pelouses puisque la programmation se fait avec les données de la station météo, automatiquement ou manuellement. « Cela nous permet d’évaluer la pertinence de notre arrosage d’une année sur l’autre en fonction de la pluviométrie », note Éric Pesme. La réduction de la consommation d’eau est un autre objectif de ce dispositif, lequel mesure aussi « l’évapotranspiration », c’est-à-dire la vitesse avec laquelle le sol s’assèche.

Grâce à ces trois stations combinées avec celles de la CUB, les techniciens ont remarqué des différences surprenantes : « Il pleut davantage à Mérignac ou à Saint-Médard que sur les quais rive gauche. Ce n’est certes pas énorme mais c’est un fait réel », signale Éric Pesme.

Précisons cependant que les stations bordelaises ne se substituent pas à celles de Météo France, dont les alertes, en cas de tempêtes, font autorité.

 

[ Consultez l'article original  sur sudouest.fr ]

© MATHURIN, H. (20-03-2013). Une météo bordelaise pour les parcs et jardins.SUD-OUEST Bordeaux rive gauche, page 18.
© photos : stéphane lartigue