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Réussir Grandes Cultures – Une station météo à la ferme, ça facilite la vie13 mars 2013

Pour Pascal Marchand, directeur du domaine des Pins, en Gironde, la station météo est devenue un outil indispensable. Un seul traitement anti-mildiou économisé était suffisant pour la financer.

Sur le Domaine des Pins, à Cestas en Gironde, Pascal Marchand, le directeur d’exploitation du domaine, a installé une station météo dès 2001 pour faire tourner le modèle mildiou de la pomme de terre et pour déclencher la lutte contre la mouche de la carotte. Aujourd’hui, grâce au nouvel appareil qu’il vient d’acquérir, la station ne sert pas uniquement à faire de la prévision sur le mildiou. Elle permet déjà de décider ou non du déclenchement des traitements et elle va bientôt améliorer le pilotage de l’irrigation.

UNE PREMIÈRE EXPÉRIENCE MALHEUREUSE

Le directeur d’exploitation a eu une expérience malheureuse avec sa première station météo. Entre les pannes répétées, avec son cortège de collectes de données aberrantes, et le peu d’empressement du service après-vente pour réparer ces disfonctionnements, Pascal Marchand a dû se résoudre à abandonner l’appareil fin 2006. « Grâce aux relevés de pluviométrie fournis par une station de la Lyonnaise des Eaux, installée sur le domaine, je me suis rendu compte que les données enregistrées par notre propre station étaient erronées, se souvient-il. J’ai eu également des doutes sur l’hygromètre car après une pluie, il affichait 50 % au lieu 80 et 95 % logiquement. J’en ai immédiatement conclu que le modèle mildiou qui tournait en interne donnaitdes prévisions fausses. Nous avons alors décidé de se passer de la station. Pendant dix-huit mois, nous avons opté pour un programme de traitements systématiques des pommes de terre tous les sept jours, dès le stade rosette. »

« AU DÉPART, JE VOULAIS UNE STATION VIRTUELLE »

Or, une prévision d’évolution du mildiou bien menée peut conduire à économiser un, deux, voire trois traitements fongicides. Sachant que le coût d’un passage anti-mildiou est estimé à 30 euros par hectare (produit, main-d’oeuvre et énergie), l’économie d’un seul passage ramenée à la centaine d’hectares de pommes de terre s’élève rapidement à près de 3000 euros. Compte tenu de ce chiffrage, Pascal Marchand s’est donc mis en quête d’une nouvelle solution. « Je me suis rapproché du réseau Demeter sur les conseils de notre plus proche voisin », explique-t-il. L’association Demeter a pour mission de fédérer des stations météo en Aquitaine et de fournir des données agrométéorologiques validées en agriculture. « Au départ, je voulais travailler sur le principe d’une station virtuelle en m’appuyant sur la transmission via internet de données issues de la station du réseau la plus proche. Avec ces données, je comptais souscrire un abonnement au modèle Mildi-Lis d’Arvalis. Mais je me suis rendu compte que la station la plus proche — moins de 7 kilomètres de l’exploitation —, est entourée de pins. Je craignais qu’elle ne soit pas suffisamment représentative de mes parcelles. J’ai donc étudié la possibilité de m’équiper à nouveau d’une station en propre. » Avec ce nouveau système, le risque de faire tourner le modèle mildiou avec des données aberrantes est très réduit puisque la station est reliée au réseau Demeter.Un système de mise en alerte signale les éventuels disfonctionnements.

ÉVITER LES CÂBLES ET LA RESSAISIE

Pascal Marchand a acheté une station météo de la marque Davis pour 1 399 euros HT, installation comprise. L’installation a été réalisée par Demeter. Elle a duré à peine deux heures. « Je voulais une solution sans câble avec une liaison radio pour éviter de creuser une tranchée de la station au bâtiment. Je voulais aussi pouvoir lire les données instantanément sur l’ordinateur du bureau et depuis n’importe quel ordinateur à distance via internet. Il fallait aussi que le système puisse transmettre les données à Arvalis de sorte que je n’aie pas besoin de les ressaisir. Dans le système que j’ai finalement choisi, les seules informations que j’ai à transmettre par internet à Arvalis une fois par an sont les références des parcelles, le nom des variétés et leurs dates de plantation, puis de levée. Comme j’avais été échaudé par l’expérience précédente, je tenais à ce qu’il y ait, cette fois, un service d’entretien du matériel. » Pour 300 euros par an, Demeter assure un service d’entretien et de réparation à distance. L’entretien de la station sur place est réduit au minimum, à savoir un nettoyage du bol du pluviomètre une fois par mois. Facile. !

 

 

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